La com­pé­tence des col­la­bo­ra­teurs, fac­teur de suc­cès

Contexte09 septembre 2022

Le professionnalisme des collaborateurs à tous points de vue (compétences techniques et opérationnelles) est décisif pour l’image de la branche de l’assurance. Un système dédié à la formation initiale et continue à l’intention de toutes les tranches d’âge et déployé au niveau national accroît l’attrait des assurances comme employeurs et garantit à la branche le renouvellement de ses intervenants.

Le secteur de l’assurance soutient le système de la formation en alternance et recrute lui-même la relève nécessaire. Un système de formations initiales et continues complet et ouvert favorise également l’intégration de personnes en reconversion et contribue à les maintenir en activité dans la branche jusqu’à leur retraite.

Progression de carrière, toutes générations confondues

Fortement engagé dans la formation, le secteur de l‘assurance instruit également lui-même ses futurs professionnels. Avec à peine 2000 places d’apprentis, l’industrie de l’assurance contribue largement à encourager les générations futures. La plateforme multimédia « startsmart.ch » introduit les jeunes diplômés dans le monde des assurances. Conjointement avec la Confédération et les cantons, l’Association pour la formation professionnelle en assurance (AFA) assume la responsabilité en la matière pour le secteur de l’assurance en sa qualité d’organisation du monde du travail.

Les compagnies d’assurances sont des entreprises high tech du secteur tertiaire. Leurs attentes envers leur personnel et les cursus de formation sont donc très élevées. Du fait de la numérisation de l’activité économique, les conditions en termes de compétences professionnelles ne cessent de croître. De nouveaux profils de poste se dessinent, ils impliquent de nouvelles qualifications. Par conséquent, l’ASA œuvre en faveur d’une évolution des qualifications pour qu’elles soient adaptées aux besoins du futur. À cet effet, elle travaille en étroite collaboration avec la recherche, les prestataires de formation ainsi que les compagnies membres. Avec ces dernières, elle a identifié dans l’étude « Les compétences de demain » les aptitudes et les facultés dont les employés du secteur de l’assurance auront besoin à l’avenir pour continuer de satisfaire aux exigences professionnelles. Avec InsurSkills, l’association a créé un outil d’auto-analyse qui permet aux collaborateurs de vérifier eux-mêmes leur niveau de compétences. Le secteur poursuit de la sorte ses investissements dans l’employabilité de ses collaborateurs.

Le départ à la retraite de la génération du baby-boom, tout comme l’aspiration à mieux concilier vie professionnelle et vie privée, accentuent la pénurie de personnel qualifié. En conséquence, le secteur de l'assurance s'engage en faveur d'une gestion des générations tournée vers l'avenir et soutient des initiatives telles que « Focus 50 Plus », qui favorise notamment l'employabilité des collaborateurs plus âgés.
 

Evolution du « système Cicero »

Le secteur suisse de l’assurance tient le registre de branche Cicero depuis 2015. « Cicero » signifie « Certified Insurance Competence ». Ce label atteste de la qualité du conseil dispensé par les conseillères et les conseillers qui veillent au développement continu de leurs compétences professionnelles. Cicero contribue de la sorte à améliorer la qualité du conseil en assurance. Les intermédiaires en assurance sont souvent des professionnels issus d’autres branches, ils ont donc besoin d’une formation complète pour acquérir leur nouvelle certification professionnelle. Les membres de Cicero doivent avoir réussi l’examen « Intermédiaire en assurance AFA » (ou toute autre certification équivalente) et suivre régulièrement des formations continues. Les compagnies d’assurances et les prestataires de formation de ce secteur veillent à la diversité et à l’exhaustivité des offres de formation portant sur les thèmes d’actualité.

Dans la perspective de la révision partielle de la loi sur la surveillance des assurances (LSA), Cicero a largement contribué au fait que le législateur souhaite continuer de déléguer davantage de responsabilités à la branche. Ce dernier envisage explicitement de laisser en principe au secteur de l’assurance le soin de définir des normes minimales pour la formation initiale et la formation continue. En outre, des pans opérationnels de cette mise en œuvre pourraient être délégués à l’organisation sectorielle. Au regard de l’expérience acquise jusqu’ici et du futur concept d’exécution de la Finma, le système Cicero fera l’objet d’une révision au cours des prochains mois.