La mo­bi­lité au­to­nome, un risque émergent

Contexte22 novembre 2018

De nos jours, nous ne pouvons plus imaginer nos véhicules sans systèmes électroniques et sensoriels d’assistance à la conduite. Les derniers véhicules arrivés sur le marché offrent des assistances à la conduite de plus en plus nombreuses et raffinées, voire prennent totalement en charge la conduite du véhicule dans certaines situations.

La question n’est donc pas de savoir si la mobilité autonome sera un jour possible, mais simplement dans quelle mesure et quand. La conduite autonome (automotive drive) présente 5 niveaux: aucune automatisation au niveau 0 et autonomie totale au niveau 5. Cette nouvelle technologie soulève des questions de responsabilité et de sécurité, par exemple pour contrer les attaques de pirates. Il faut également clarifier la question de l’accès aux données des systèmes autonomes aux fins d’analyse des erreurs en cas d’incidents. C’est surtout le passage à une autonomie totale des systèmes de conduite qui requiert une analyse critique de cette thématique.

Définition «risques émergents»

Les nouvelles technologies et l’évolution de la société moderne sont porteuses de nouvelles opportunités, mais aussi de nouveaux risques. Ces risques d’un nouveau genre concernent notre vie future. Du fait de leur évolution dynamique, ils sont difficiles à identifier et à évaluer; c’est ce que l’on appelle les risques émergents. La notion de «risques émergents» n’est pas définie de manière uniforme. En assurance, elle désigne habituellement les risques possiblement susceptibles de survenir dans le futur et affichant une potentialité de sinistres élevée.

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