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Un taux de conversion équitable pour des rentes sûres
Ainsi que le Conseil fédéral l'a fait savoir aujourd'hui, c'est le 7 mars 2010 que le peuple suisse sera appelé à voter sur l'adaptation du taux de conversion dans la prévoyance professionnelle. L'Association Suisse d'Assurances ASA s'investit pour une adaptation du taux de conversion à 6,4%. Cet ajustement est nécessaire pour que les rentes du deuxième pilier soient aussi assurées à l'avenir.

Zurich, 21 octobre 2009 – Aujourd'hui, le Conseil fédéral a annoncé la date à laquelle aura lieu la votation sur l'adaptation du taux de conversion dans la prévoyance professionnelle : c'est le 7 mars 2010 que les Suisses voteront sur cet objet. Le Conseil fédéral et le Parlement se sont prononcés en faveur d'une adaptation du taux de conversion à 6,4%. Les syndicats et les milieux des consommateurs ont lancé un référendum contre cette décision. Pour sa part, l'Association Suisse d'Assurances ASA s'engage depuis longtemps pour que le taux de conversion soit adapté, seul moyen pour que le système de la prévoyance professionnelle se stabilise à long terme.

Le taux de conversion détermine comment l'avoir de vieillesse accumulé dans la caisse de retraite durant la vie active est converti en rentes annuelles garanties à vie au moment du départ à la retraite. Le taux de conversion dépend de l'espérance de vie et des perspectives de rendement, deux paramètres qui ont fortement évolué depuis l'introduction de la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle en 1985. Le taux de conversion, lui, n'a pratiquement pas changé. La conséquence en est qu'il est versé davantage de rentes que ce qui a été épargné pour la constitution du capital-vieillesse. Afin de pouvoir continuer à verser les rentes promises, ce sont les intérêts produits par  l'épargne des actifs qui sont mis à contribution. C'est là de l'argent qui manquera à ces mêmes actifs au moment de leur départ en retraite.

Si le taux de conversion n'est pas adapté, le trou dans le financement du deuxième pilier s'agrandira de génération en génération et les rentes futures ne seront plus garanties. Tôt ou tard, les cotisations pour le 2e pilier devront être massivement augmentées. Par ailleurs, un taux de conversion trop élevé oblige les caisses de pension à rechercher des rendements élevés et les contraint à des stratégies de placement risquées. De ce fait, notre capital-vieillesse se trouve exposé aux turbulences de la bourse. En revanche, si le taux de conversion est corrigé, notre capital-vieillesse peut à nouveau être investi dans des placements à long terme offrant toute sécurité.

Que l'espérance de vie se soit continuellement accrue au cours de ces dernières années est une évolution réjouissante. Mais, pour que l'on puisse pleinement jouir de la vie une fois l'âge venu, il faut que les revenus des rentes provenant de la prévoyance professionnelle soient aussi garanties à long terme. Adapter le taux de conversion aux données biométriques, économiques et financières actuelles est dès lors nécessaire et équitable.

Vous trouverez de plus amples informations sur le taux de conversion et le système de prévoyance en Suisse sous www.svv.ch/tauxdeconversion